Mon Ket

Publié le 2 mars 2019

Dany Versavel a un souci avec son fils : à 15 ans, Sullivan ne veut plus d’un père qui fait le king derrière les barreaux. Pour Dany, son « ket », c’est sa vie, hors de question de le laisser filer. Il décide donc de s’évader de prison prématurément ! Entre cavales, magouilles et petits bonheurs, il a tant de choses à lui enseigner. Un apprentissage à son image. Au pied de biche, sans pudeur ni retenue. Mais là où l’on pouvait craindre le pire, se cache peut être le meilleur…

Juste pour... rire ?

Un beauf est un homme peu cultivé, vulgaire et sans goût. Alors quand on pousse la beauf attitude à son paroxysme, on obtient quelque chose d’incongru. Et ça, François Damien l’a très bien compris, et l’exploite encore une fois dans son premier film en tant que réalisateur : Mon Ket. Mon Ket nous raconte l’histoire de Dany (François Damien), un père qui décide de s’évader de prison pour pouvoir profiter de son fils, Sullivan (Mattéo Salamone), et lui apprendre la vie.

La série de gags qui pulvérisa un scénario

Le synopsis sent le réchauffé tant le thème de la famille est redondant dans nos bonnes vieilles comédies françaises pullulantes. Passant outre cet aspect, on se dit qu’il s’agit là d’un film familial, qui pourrait nous faire rire aux éclats ! Ne vous méprenez pas ! On traite plus ici d’une série de gags. Les caméras cachées sont bel et bien présentes, à tel point que le fil conducteur devient totalement invisible. Le scénario s’efface au fur et à mesure, pour n’être réduit qu’à de petites scénettes entre deux gags.

François Damien se perd, essayant tant bien que mal de jongler entre caméras cachées et le reste de ce qui fait son film. Il s’adonne même à du remplissage lorsqu’il nous présente les victimes des caméras cachées de la maison de retraite, les routiers, ou les clients du bar karaoké qui sont des personnages qui n’apportent pas grand chose au comique, ou à l’histoire. Il aurait en fait été plus judicieux de réaliser un film purement fictif. Ou alors de nous livrer 1 heure 30 de compilation de caméras cachées. À vouloir trop en faire, le tout parait très brouillon.

Néanmoins, les gags permettent à Mon Ket de décoller un peu et ceux qui apprécient l’humour de François Damien ne seront pas déçus. Donnant lieu à des situations cocasses, le spectateur se retrouvera amusé, parfois même gêné (trop gêné ?). On frôle parfois la lourdeur et l’ennui n’est pas loin.

Un schéma (trop) bien rodé ?

La répétition du schéma scénettes – gags devient vite rébarbative et plus rien n’est spontané. Le spectateur est privé de surprise. En effet, il comprend vite quelle sera la blague à l’instant même où elle démarre, et c’est pourquoi Mon Ket vous décrochera sans doute un petit sourire. Rien de plus.

Benjamin Ramet

Dernières séries

Derniers films

Me contacter

Téléphone : 06.26.61.17.71

ou