Jurassic World : Fallen Kingdom

Publié le 2 mars 2019

Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l’île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction. Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l’île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.

La créativité en voie de disparition

Fasciné par les dinosaures depuis gamin, j’attendais Jurassic World : Fallen Kingdom depuis un petit moment. Quelle ne fut pas ma déception quand j’ai compris à mesure que le film progressait que je ne retrouverai pas le charme des tous premiers volets.

En 2015, Jurassic World avait été plutôt bien accueilli et avait battu plusieurs records au box office. Il s’en dégageait un vent de renouveau et l’écriture était judicieuse. Beaucoup plus précise en tout cas que pour Jurassic World : Fallen Kingdom qui sort en salle ce Mercredi 6 Juin.

On vous explique rapidement qu’un volcan fera prochainement disparaître les dinosaures d’Isla Nublar si personne n’intervient. C’est parti pour une séance d’incohérences, de personnages peu développés, et d’overdose de pointes d’humour qui feraient presque passer le film pour une comédie. Cet été, la mode est aux remakes dérisoires de célèbres franchises (cf. Jumanji avec Dwayne Johnson). Ça commençait pourtant pas mal avec une séquence bien ficelée, sur deux fronts d’action. Les créatures étaient assez imposantes pour nous laisser imaginer que ça allait barder. Puis tout devient très brouillon.

Quand l’écriture pèche …

Le spectateur apprend à peine à connaître les personnages que certains retournent déjà leur veste, ce qui laisse perplexe quant au but de nos protagonistes. Pendant un moment, on ne sait pas sur quel pied danser. On comprend un peu plus tard ce qui se trame malgré la maladresse et la lenteur avec lesquelles l’enjeu du film est présenté. On assiste même à un changement de quête en même pas 30 minutes, pour vous dire à quel point l’écriture est bancale.

Le réalisateur, Juan Antonio Bayona, ne semble pas vouloir d’un film régi par l’action et préfère aborder des sujets comme l’instrumentalisation ou la politisation des dinosaures. Il nous amène parfois à des réflexions éthiques même si cela reste expéditif et superflu. En résumé, vous contemplerez plus les dinosaures que vous ne les verrez en action. Un choix qui dénature la franchise.

Une direction artistique notable

Notons un effort au niveau de la mise en scène et des plans, qui comble probablement le vide scénaristique quand on visionne le film en 4D.

SPOILER : Après le film, certaines images restent en tête de part leur réalisation. On retiendra notamment le diplodocus périssant dans les flammes. Le T-Rex face au lion est aussi un cliché très connoté. Il parvient à rassembler les Rois de deux ères dans une même image.

En bref, Jurassic World : Fallen Kingdom est un bon film de divertissement, qui peinera néanmoins à vous transporter par son histoire : on sent un épuisement autour du thème des dinosaures et on commence à tourner en rond. L’épisode du volcan paraissait être une tentative de diversification de la franchise non assumé tellement il fut rapide. Le film ne vaut pas ses prédécesseurs notamment à cause d’une écriture trop peu précise qui nous laisse parfois sur notre faim.

Benjamin Ramet

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