Avengers: Endgame

Publié le 24 avril 2019

Après les événements dévastateurs de « Avengers: Infinity War », l’univers se meurt. Les avengers survivants s’organisent une fois de plus dans le but de défaire les actions de Thanos et restaurer l’ordre.
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La note de La Pellicule : 4

Poster Avengers Endgame

Réalisateur : Joe Russo, Anthony Russo

Nationalité : U.S

Avec : Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth

Sortie : 24 Avril 2019

Durée : 3 heures et 1 minute

Récompenses : Pas encore de récompense

Pourquoi Avengers: Endgame est-il un pétard mouillé ?

Avec Avengers : Infinity War en 2018, Marvel avait placé la barre assez haut. Il faut dire que le film tenait toutes ses promesses, en particulier grâce à un scénario captivant. Même s’il restait simplificateur, ce dernier nous faisait découvrir un antagoniste intéressant. Thanos, grand méchant mégalomane, avait ainsi été développé comme un personnage à part entière et allait même jusqu’à émouvoir le public à certains moments. À l’abri de tout manichéisme, il était parfois à deux doigts de nous rallier à sa cause tellement il était crédible.

En 2019, Avengers : Endgame semble aux antipodes de son prédécesseur. Malgré une hype et une foule de fans en délire, le film aura fait beaucoup de bruit pour pas grand chose, et le résultat final reste très décevant.

Un Thanos altéré

Loin de nous, donc, le Thanos complexe et subtil que l’on nous avait présenté auparavant. Le personnage aux motivations certes radicales, mais justifiées, se voit dépossédé de ses atouts. Rappelons ici que Thanos a pour but ultime de réduire la population de l’univers afin que chacun puisse prospérer. Avangers: Endgame le réduit à un adversaire qui épouse génériquement les spécificités du méchant sans trop se demander pourquoi.

Il est d’ailleurs important de souligner le manichéisme dans lequel s’enferme Avengers: Endgame. Jamais nos héros ne se questionnent sur leurs actes. Ils nous donnent plutôt l’impression de répondre à un marionnettiste qui aurait décidé que les beaux humains brillants doivent triompher sur le reste.

On ne change pas les (bonnes ?) recettes

Soyons francs. Marvel nous ressert en 2019 ce qui avait été servi en 2018. Il n’est même pas question de cahier des charges qui dicterait la bonne conduite en terme de réalisation. Non. Ici, il s’agit plutôt de considérer certaines grandes séquences du MCU, et d’en faire un remake. Compilons tout ça on y ajoutant des interminables scènes de héros morfondus et on obtient ce film sans trop d’efforts.

En terme de scénario, rien n’est original. Tout paraît téléguidé et la cohérence laisse à désirer. Pourquoi donc a-t-il fallu attendre l’arrivée d’Ant-man pour penser au voyage dans le temps ? Tony Stark (Iron man) et Bruce Banner (Hulk) scientifiques de profession, n’ont-ils pas assez de jugeote ?

De l’humour à tous les coins de rue

Pour les raisons citées plus haut, le film est donc creux. Et le remplissage ne s’arrête pas là. Certaines scènes n’existent que pour amener de petites blagues lourdingues et du fan service à vomir. Ces éléments qui pourraient servir d’ornementations deviennent presque la fondation du long-métrage, et c’est regrettable.

Peut-être la production a-t-elle misé sur l’humour pour masquer des acteurs peu convaincants ? Je pense notamment à Scarlett Johansson qui ne nous émeut pas une seule seconde malgré ses tentatives stériles. De manière générale, l’émotion que l’on essaie de nous transcrire est souvent défaite. Le public n’est jamais ému face aux lamentations du début du film puisqu’il sait pertinemment que tout rentrera dans l’ordre.

Pour l’infini

On est alors en droit de se demander : pourquoi 3 heures ? Les enjeux du film sont très vite exposés et le public sait grosso modo quelles en seront les issues. À partir de ça, on trouve difficilement un intérêt à Avengers: Endgame qui aurait pu puiser sa force dans des péripéties surprenantes. Malheureusement, celle-ci sont inintéressantes de part leur caractère répétitif et réchauffé.

Le climax de ce long-métrage est finalement le seul moment qui sort du lot si on relativise. Il reste néanmoins un simple défilé de super-héros qui ne font pas grand chose d’autre que se pavaner. Aussi, on remarque évidemment cette affreuse macédoine de CGI qui n’a plus aucun sens car utilisée sans parcimonie et sans justification. Son exploitation excessive lorsqu’il s’agit de boucler un opus devient une mauvaise habitude pour les blockbusters.

Quelle triste manière de conclure 10 ans de MCU…

Benjamin Ramet

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